
Rouler tranquille
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Enfin rouler tranquille…
Otage ravie,
Une pirate
Barre mon navire,
Ma frégate…
Je cède le bât
Pose le collier…
Mains libres
Vois venir…
Je m’esquive en confiance…
Enfin me confie au vent
Me roule dans le grain,
Bains d’or aux blés mûrs…
Lâcher la barre,
Se lover aux poètes,
Splendeur.
Retourner aux vagues
Où puiser l’élan
Des poissons volants…
Petite rouleuse,
Quelle splendeur
Ce plan d’heures
Où tu me cesses d’être chauffeur…
Ni chariot
Ni cocher ni animal,
Me sentir cahoté
Enfin hors circuit
Hors court circuit…
Augmenter
Le temps de pose
Dont je dispose…
Faire entrer la lumière !!!
(On se grouillera
Parmi les grouillants
Un autre jour !
Paroles coupantes ?
J’aurais pu au cimeterre…)
Vendée d’Août
Vent des doutes
Varechs odorants,
Où me dé-calibrer
Me désobliger,
Où chanter
Et me décanter…
Petite rouleuse,
Tiens bon,
Si tu me roules
Je m’éboule …
Dourdan, Etampes,
Juste un Bouc Etourdi,
Fontaines bouillantes,
Grenier à blues,
Beauce où le blé vole…
Je rentre à Chalons Sur Mars,
Le décor me soule
D’Etampes à Etupes
Mesnil-Racovin,
Pigeonnier.
Les blés se sont faits
Faire le maillot,
Brins rêches
Où se piquer les lèvres…
Ton Barbison
Dans ton herbe à bison…
Moissons à soixante dix
Kilomètres heure,
Sous entendus imaginaires…
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